La pierre d'Alun .

La pierre d’Alun :


 

 


La pierre d’alun, un déodorant naturel et sans danger :

 

À l’heure où les déodorants classiques, contenant très souvent des sels d’aluminium (suspectés de traverser la peau et de provoquer cancers du sein et maladie d’Alzheimer), sont très critiqués, la pierre d’alun naturelle apparaît comme une solution saine, sans danger et économique pour réguler la transpiration et éviter l’apparition d’odeurs.

 

Origine et composition de la pierre d’alun :

 

La pierre d’alun naturelle est extraite du sol (mines d’alunites ou affleurements de surface), et elle se présente sous la forme d’un cristal blanc givre, inodore, légèrement translucide, et présentant des marbrures caractéristiques. Le cristal d’alun est composé d’un sulfate double d’aluminium et de potassium hydraté, dont la formule chimique est KAl(SO4)2-12H2O.

Utilisations de la pierre d’alun : après-rasage, déodorant, antiseptique…

 

La pierre d’alun était employée en teinturerie, comme mordant, car elle a la faculté d’améliorer l’adhérence des colorants sur les textiles. Mais elle est surtout utilisée depuis des siècles pour ses vertus hémostatiques, antibactériennes et astringentes. Les barbiers l’utilisaient jadis pour apaiser le feu du rasoir et arrêter les petits saignements en cas de coupures légères.

Son usage en tant que déodorant tend à se développer depuis quelques années : en resserrant les pores, elle régule la transpiration (sans la bloquer, contrairement aux déodorants dits « anti-transpirants »), son action antiseptique empêche le développement des bactéries responsables de la formation des odeurs. Elle peut aussi s’appliquer sur les piqûres d’insectes, les aphtes, les boutons de fièvre ou d’acné.

 

Mode d’emploi de la pierre d’alun :

 

On la trouve sous différentes formes : poudres, solutions d’alun en spray, sticks, cristaux taillés et polis, ou cristaux bruts. Les cristaux polis et les sticks, plus ergonomiques, sont sans doute les présentations présentant le meilleur compromis entre confort d’utilisation et coût.

La pierre d’alun s’applique sur peau humide (ou sur peau sèche en humidifiant légèrement la pierre, à l’eau ou avec un hydrolat, pour un résultat discrètement parfumé), ce qui permet de déposer une infime quantité d’alun sur la peau. Un autre avantage de la pierre d’alun est donc qu ‘elle ne poisse pas les vêtements et évite la formation de ces fameuses taches jaunes qui encrassent irrémédiablement chemises et tee-shirts.

La pierre d’alun peut s’utiliser sur de nombreuses zones corporelles : aisselles bien sûr, mais aussi pieds, mains, aine, visage

 

Elle est très économique (un cristal de 60g environ peut durer jusqu’à un an !) et hypoallergénique : elle est généralement très bien tolérée, même par les peaux les plus sensibles.

 

Distinguer pierre d’alun naturelle et pierre synthétique :

 

Soyez vigilant lors de l’achat, car en raison de la demande croissante, on trouve de plus en plus de pierres d’alun synthétiques. Les cristaux synthétisés industriellement sont fabriqués à partir d’hydroxyde d’aluminium, d’acide sulfurique et de sulfate d’ammonium (sous-produit de l’industrie chimique). La poudre ainsi obtenue est chauffée, puis coulée dans des moules. En refroidissant, la « pierre » durcit et prend l’aspect d’un bloc opaque, blanchâtre, ressemblant à du sel compacté. Cette pierre synthétique ne présente pas les marbrures présentes dans la pierre d’alun naturelle.

Par ailleurs, un coup d’œil sur l’étiquette du produit vous permettra de distinguer l’une de l’autre. Une pierre synthétique sera repérée par la mention « ammonium alum », tandis qu’une pierre naturelle mentionnera « potassium alun ».

 

Toxicité des sels d’aluminium : quid de la pierre d’alun ?

 

Quant à la question de la toxicité de l’aluminium, celui contenu dans la pierre d’alun naturelle n’est pas absorbé par l’épiderme, car il est présent sous forme de gibbsite (hydroxyde d’aluminium), qui est un composé stable et non soluble. Il reste donc à la surface de la peau et est éliminé lors de la toilette.

En revanche, l’aluminium des déodorants classiques se présente sous la forme de chlorhydrate d’aluminium (on peut d’ailleurs le repérer facilement en lisant la liste des ingrédients), qui, lui, est susceptible de traverser la barrière cutanée et de passer dans le sang. Cette absorption a été très peu étudiée chez l’homme, et les scientifiques ne sont pas d’accord quant à son implication dans les cancers du sein et les troubles neurologiques (maladie d’Alzheimer notamment).

Certains oncologues conseillent cependant à leurs patientes atteintes de cancers du sein d’éviter les déodorants classiques contenant ce sel d’aluminium, et de privilégier les produits sans aluminium ou la pierre d’alun .

 

Devant l’absence de certitudes scientifiques, c’est à chacun de faire un choix et d’appliquer, ou non, le fameux principe de précaution !